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06/01/2014

Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose !

Je ne sais plus qui a dit cela, mais c'est criant de vérité. À force d'entendre dire que les panneaux solaires consommaient, pour leur fabrication, plus d'énergie qu'ils n'en restituaient par la suite, j'ai fini par me poser des questions. Eh bien, c'est complètement faux.   « le temps de retour énergétique moyen pour la France est de trois ans : le système va donc rembourser dix fois sa dette énergétique pour une durée de vie de trente ans. »1

Autre mensonge, l'éolien et le photovoltaïque entraîneraient une prolifération des batteries. Celles-ci « posent un problème de recyclage en fin de vie ». C'est oublier que ces énergies vertes sont relayées par des centrales au charbon ou au gaz (ou au biogaz). Si elles n'existaient pas, ce serait autant de ces centrales qui continueraient à tourner avec l'émission correspondante de CO2Quant aux batteries utilisées par les privés, posent-elles plus de problèmes que les accus des voitures. Sinon, il faut interdire les accus dans ces dernières. Après tout, on peut les démarrer à la manivelle. Mais au fait, qui a écrit cette phrase sur le difficile recyclage des batteries ? Le site pronucléaire Sauvons le climat... Tout s'explique. Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose !

Pierre Otchick.

1 Agence Internationale de l'Energie, cité par Philippe Bovet dans le Monde Diplo, janvier 2014, p. 28.

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